Absolu

Aussi longtemps que je m’en souvienne, j’ai soif d’absolu. Je ne considérais pas ce qui ne l’était pas.

Lorsque j’étais petite, j’étais imprégnée de la culture khmère, et en arrivant à l’école, je me suis aperçue que des choses clochaient, ne correspondaient pas aux idéaux de mon éducation. J’ai mis un temps avant de comprendre que c’était lié à la culture française, si différente. Dès lors, je n’ai eu que du mépris pour les règles et les idéaux. S’ils ne sont pas communs à tous les hommes, s’ils ne sont pas absolus, mais ne dépendent que d’un groupe d’individus donnés, alors, ils ne valaient rien. Voilà ce que je pensais.
Dans certaines tribus indigènes, on est peu vêtu. Au XIXème siècle en France, il ne fallait pas montrer ses chevilles. Aujourd’hui, toujours en France, porter des décolletés est accepté, alors qu’au Japon, toujours aujourd’hui, on peut porter des « robes » ras les fesses. Alors, qu’est-ce qui est bien, qu’est-ce qui est mal se transforme à qu’est-ce qui est décent, qu’est-ce qui ne l’est pas. Pourquoi ne m’habillerais-je pas comme je le veux ? A quoi servent ces règles ridicules, sinon à être différentes des pays voisins ?! (je parle des vêtements, de culture, mais ce n’est que des exemples parmi tant d’autres)
Vraiment, cela me dépasse.

Evidemment, j’ai maintenant compris à quel point c’est important, bien que ce soit en même temps futile. C’est important lorsqu’on s’occupe de futilités comme l’avis des gens, et l’on s’en occupe lorsque qu’on commence à travailler, par exemple (avant, on peut se contrefoutre de l’avis de ses pairs, ce n’est pas bien grave, on changera bien de classe un jour). Surtout lorsqu’on a le malheur de travailler avec des femmes. Quelles harpies ! Incroyable.

Ce n’est pas parce que je l’ai compris que je trouve ça juste, non, loin de là ! Mais j’ai conscience maintenant de la valeur de ces règles sans fondement.
Je me sens amère, je suis déçue. Comme si une part de moi avait plié, renoncé à ce qui est grand, à ce qui est vrai. A mes idées, et mes idéaux.
J’ai compris que ces apparats étaient plus importants que la justice, le bien, l’être. Cela, pour la plupart des gens. Je fais partie des gens, je sais que je suis pareille, je ne vaux pas mieux.
Triste.

PS : Aucun rapport, mais y’a une prof (Isa devinera sûrement laquelle) qui m’a emmerdée parce que je m’étais accroupie (même pas le cul à terre ! quelle grognasse ! vi je deviens vulgaire quand je trouve les gens cons) dans le couloir de la salle de travail, contre le radiateur. Nan mais, en quoi ça la dérange, le couloir est assez large pour qu’elle passe, que je sache ! En plus, ce n’est pas collé à la salle, donc ça ne peut pas déranger ceux qui y travaillent.
Comme ça m’énerve ! Les gens devraient vraiment s’occuper de ce qui les regarde, et d’ouvrir leurs bouches quand il y a quelque chose de mal ou d’injuste qui se passe. Mais là, évidemment… Plus personne.
Pouah !

 

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Comments
2 Responses to “Absolu”
  1. Nade's Edge dit :

    tu connais déjà sûrement mais référence à un petit essai de Levi-Strauss, Le cru et le cuit, sur les différences culturelles et leur sémiologie.

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