La Gaieté Offenbach

Ce soir, concert-apéritif à l’auditorium de Lyon, dans le cadre du festival French Kiss (dédié à la musique française). Bon, je n’ai pas réservé pour manger ensuite sur place (déjà je n’avais pas compris qu’on pouvait, et puis, seule, ça reste très moyen), mais le concert suffisait en lui-même.

Petit concert d’une heure (et 20 minutes en fait), en compagnie de Jacques Offenbach (de son véritable prénom Jacob), un compositeur français de nationalité allemande (vous me suivez ? XD Je vous explique, car je m’exprime très mal : il a été naturalisé français mais est né à Köln, Cologne pour les français), et de l’orchestre symphonique de Saint-Etienne, notamment son chef d’orchestre Laurent Campellon. Ce dernier, très bon narrateur (sauf l’introduction, un peu longue, une vingtaine de minutes à entendre quelqu’un parler sans une seule note de musique…) nous a raconté un tas d’anecdotes et d’histoires sur Offenbach, un violoncelliste et compositeur de l’époque du Second Empire (en gros).

Offenbach est le créateur de l’opéra-bouffe français. Ne pouvant faire jouer ses œuvres, il a créé son propre théâtre, le Bouffe-Parisien, situé sur les Champs-Elysées, et séduit le tout-Paris avec Orphée aux Enfers en 1858. Une version quelque peu « modifiée », édulcorée et très amusante, où Orphée est un violoniste raté, et  Zeus qui se transforme non pas en taureau ou en aigle comme à l’accoutumée, mais en mouche ! Le morceau le plus connu est sans aucun doute le «Galop», qui accompagne depuis maintenant des décennies une dans fameuse : le french-cancan.
D’ailleurs, une anecdote à ce propos, que je ne saurai malheureusement que trop mal vous raconter. Mais bon, c’est ça ou rien, alors je me lance. Après la première, un grand critique de l’époque, dont je ne me souviens absolument pas du nom, a descendu cet opéra, déplorant la musique et le livret. Il cite dans sa critique le pire passage du livret. Le lendemain, les deux librettistes lui répondent publiquement qu’effectivement, le texte est mauvais, mais que c’est le critique lui-même qui l’avait écrit, des années auparavant !

Nous avons pu entendre ce morceau, ainsi que  l’Ouverture de La Belle Hélène, le finale du Grand Concerto pour violoncelle et orchestre en sol majeur ou «Concerto militaire», et «Barcarolle» des Contes d’Hoffmann (la dernière œuvre d’Offenbach, qu’il n’a pu entendre de son vivant).

En somme, un excellent petit concert, qui m’a divertie et fait découvrir ce compositeur.

Pour finir, un petit lien ! 😉

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