La vie active

Me voilà, depuis presque un an (3/4 d’année plutôt) dans la vie active, et tout ce que je peux dire, c’est qu’on m’a bien leurrée.

Qu’est-ce que je pensais à ces mots, qu’est-ce que j’entendais ?

J’imaginais qu’effectivement je vivrais davantage, non plus par ou pour le travail, mais pour un épanouissement personnel ou familial, que je pourrais m’engager dans diverses activités, bref, que j’aurais une vie  et qu’elle serait de surcroît active.

Que nenni ! J’ai l’impression qu’on m’a bien eue, le titre n’a rien à voir avec le contenu. (Attention ! Début de la litanie tout de suite après le saut de paragraphe.)

J’ai dû arrêter le piano et le violoncelle (pour cause de pathologie à type de dépression/frisement de burn-out entre autres), je n’ai pas pu commencer le sport, mais PIRE ! Je ne vais plus au cinéma comme avant, adieu les 3 séances par semaine, mais aussi, adieu à LA séance par semaine. Adieu opéra et ballet, adieu concert de l’ONL… Je n’ai jamais autant raté d’événements artistiques alors que j’avais acheté la place, je n’écris plus, je ne sors plus, je ne regarde plus d’animes, je ne lis plus de livres, je ne vois plus mes amis, coincés entre des gardes ou dans des villes improbables (enfin, plus moi qu’eux, un retour de karma ?), ou alors si peu.

Pourquoi ? Je manque d’énergie, et je manque d’argent. D’énergie surtout, car après une journée de travail, je dois travailler sur mon éventuel sujet de thèse ou pour ma formation continue (débutante pour les mauvaises langues), pour le code de la route (ça, c’est la partie facile), l’anglais omniprésent…

Et l’argent, parlons-en, de l’argent. J’ai l’impression de n’avoir jamais été aussi pauvre que depuis que je travaille. Heureusement que les gardes (pénibles au possible, je déteste tant travailler la nuit) sont rémunérées (et encore, ça avait failli ne pas être le cas, pour cause de « tradition dans l’hôpital, on ne paie pas les gardes des internes aux urgences », dixit le directeur, et ce n’est pas une plaisanterie). Je dois payer un loyer, mes transports, je n’ai plus de tarif jeune (eh oui, 26 ans, t’es vieille !)…

Je ne parle même pas des vacances, pour le moment l’administration est en train de me sucrer des jours de congé (déjà que j’en ai peu) de manière officieuse ET officielle, on n’a pas le droit de poser des jours sans solde, on n’a pas d’argent pour partir, pas de bourse pour faire un stage à l’étranger… L’arnaque totale.

Bref, la vie active, ça craint, et la météo est pourrie.

PS : Heureusement, mon très cher compagnon de route est employé par une grosse boîte, et lui a des avantages immédiats : mutuelle, tickets restaurant, CE réactif (on part grâce à lui cet été), RTT, un salaire digne de ce nom. Est-ce la vie active à l’hôpital qui pue ou bien ? (et encore, les infirmières ont un CE qui me semble plus efficace que celui des médecins…)

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