Langues

J’aime les langues, elles sont exquises, mystérieuses, charmantes, difficiles, cruelles. Elles ne m’aiment pas, je ne sais pas les aborder, les prendre comme elles le voudraient, alors je bataille, je lutte, mais je n’abandonne pas ,sauf pour les langues anciennes dites mortes, comme le latin et le grec… Je n’ai pas assez de passion ni de patience pour continuer.

Il y a un peu plus d’un an, j’ai commencé à regarder le mandarin, à l’effleurer quelques fois, à le côtoyer des semaines durant avant de me détourner, pour mieux revenir après des mois d’absence. Je ne m’explique pas ce choix, car je n’aime vraiment pas sa sonorité, encore moins la culture populaire à laquelle elle est reliée. Il est souvent craché, crié par ses locuteurs originels, alors qu’il peut être si doux chanté. Je ne m’explique pas ce choix alors que j’aime les sons de l’allemand et du japonais, qui hachurent les phrases et les mots, mais dont les phrases sont dansantes, alors que je n’ai pas abandonné ces langues.

Je m’accroche, je persévère, et j’espère qu’un jour, vous pourrez vraiment me dire « Mais c’est du chinois ! »

Ce que j’aime dans le mandarin, c’est sa superbe écriture. Elles est stylisée, j’aime la façon dont se construisent les mots, le plaisir de la recherche de l’étymologie (que je retrouve aussi avec la langue française, mais comme j’ai mis de côté pour une durée indéterminée le latin et le grec…).

Mes principes et mon cœur préféreraient le chinois traditionnel, mais je le confesse, j’utilise le chinois simplifié, pour deux raisons :

  • c’est le choix des livres que j’ai achetés pour apprendre le chinois, et seul un FLOT (Formation en Ligne Ouverte à Tous) parmi trois me propose l’alternative traditionnelle, car les cours sont donnés par une université de Taïwan (magnifique pays, soit dit en passant, et je me suis jurée d’y retourner un jour)
  • c’est simplifié : sincèrement, les caractères demandent parfois tellement de traits que c’est un bonheur et un soulagement d’en trouver quelques uns qui soient moins exigeants. J’ai les poignets fragiles, mais je les fortifie grâce au violoncelle, alors peut-être qu’un jour…
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Chine, été 2012

 

Cette photo a été prise à Hángzhōu, et je vous quitte à présent pour trier des photos d’il y a 4 ans. Oui, 4 ans, déjà.

J’utilise l’ouvrage suivant, qui est très complet et progressif, autant pour l’écriture que l’oral : Chinois débutant – 1 leçon par jour pendant 3 mois de Leilei Li, aux éditions Le Livre de Poche. Il est très important de prendre la version livre + audio. Les exercices sont très utiles, bien faits, mais il me semble irréaliste d’espérer apprendre et assimiler une leçon par jour, à moins d’être doué et passionné. Le seul reproche que je ferai au livre est son format : j’aurais préféré qu’on puisse l’ouvrir complètement pour le poser sur la table, donc éventuellement à spirales, et pourquoi pas légèrement plus grand. L’avantage de son format est qu’on peut le transporter partout, il suffit de mettre l’audio sur un lecteur mp3.

 

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